Monamourvoyageur

Une histoire

 

Il faut se quitter…

« Toutes les bonnes choses ont une fin… »

Je le savais. Et pourtant, quand l’ombre de son départ s’est profilée sur nous, elle m’a fait peur. Elle m’a fait mal. Je savais qu’il allait partir. Et cette certitude, comme si elle venait de naître en moi, s’est mise à me torturer. Je ne savais pas quand on se reverrait. Tout ce que je savais, c’est que j’allais me retrouver à nouveau seule à la maison. Que je ne le verrai plus. Qu’il ne me prendrait plus dans ses bras. A l’heure où j’écris ces lignes, je pleure son départ d’hier. Sommes-nous donc faits pour éternellement devoir se séparer ? Je sais tellement combien ça fait mal de se dire, la veille du jour fatidique : « Mon dieu… demain il s’en va… demain c’est fini… » Et ces pleurs qu’on étouffe, ces larmes qui piquent les yeux, ce coeur qui se serre… On sait qu’on devrait profiter des heures qui nous restent, mais non, c’est plus fort que nous, on pleure parce qu’on sait que tout sera bientôt terminé. Qu’on va replonger dans cette satanée solitude qui ressemble à un profond trou noir.

Je sais que je n’ai pas arrêté de pleurer, ce fameux jour où il est parti. Je pleurais en le voyant faire ses valises. Je pleurais en le voyant défaire son lit. Il me serrait contre lui, me disait qu’il ne fallait pas être triste, qu’il fallait bien qu’il rentre chez lui… Je le savais, qu’il devait rentrer, mais ça ne m’empêchait pas d’être malheureuse. C’est comme si on m’arrachait une partie de moi-même. Je ne peux pas m’arrêter de pleurer dans ces moments-là. Ce qui fait le plus mal, ce n’est pas de le voir s’en aller, c’est de penser qu’on le voit peut-être pour la dernière fois. Qui sait quand nous nous reverrons après ça ? Après tout, s’il n’y avait pas eu le boulot aux Jeux Equestres, se serait-il finalement décidé à venir me voir ?

J’ai pleuré toute la matinée, à table à midi, l’après-midi… Quand sa famille est arrivée, je me suis retenue de toutes mes forces de pleurer. Je l’ai accompagné dans sa chambre pour aller chercher ses affaires. Il m’a fait asseoir sur le lit et m’a demandé de lui tendre la main gauche en fermant les yeux. Il a glissé à mon doigt une bague. C’est un bijou en argent, en panier, comme on appelle ça, avec une pièce gravée. Il m’a expliqué que seules les femmes de la communauté portent ce genre de bague. Elle représentait le lien entre nous. En la portant, c’était comme si je l’avais lui au doigt. Ce cadeau m’a émue, touchée… Personne, en la voyant, ne peut comprendre ce qu’elle représente pour moi. Me demander de l’enlever, c’est comme me dire de l’oublier. Avec ma médaille et ma bague, m’a-t-il dit, je suis protégée et il veille sur moi à travers ces bijoux.

Le moment du départ est arrivé. Sa mère m’a serrée dans ses bras et m’a dit que je serai toujours la bienvenue chez eux. Je n’ai pas pu répondre tant je pleurais. Il m’a prise dans ses bras avant de descendre l’escalier menant à l’allée et la voiture. Je pleurais, il m’a embrassée sur la joue, en me serrant très fort, et m’a murmuré qu’il fallait être forte, que nous allions continuer à parler par téléphone, par SMS, que nous ne nous quittions pas pour de vrai…

Et il est parti.

Je suis remontée dans ma chambre et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Dans :
Par monamourvoyageur
Le 15 août 2015
A 18 h 42 min
Commentaires : 0
 

Répondre

 
 

Maupertuis IFSI |
Bresilnousvoila |
Trucs... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Specialfootballfrancais
| Enquinconce
| Teatimesblog