Monamourvoyageur

Une histoire

 

Repartir

Comment décrire mon chagrin après pareille désillusion ? J’avais le coeur brisé, je pensais à tous mes espoirs, mes projets… Je me voyais déjà passer ma vie avec lui, je ne pouvais pas imaginer une journée passée sans lui parler. Il y a cette douleur, cette sensation que le coeur est oppressé, qu’on ne respire pas normalement. Il y a cette difficulté à sourire, ces larmes qui coulent sans qu’on parvienne à les arrêter. On se met à pleurer dans la cuisine, dans la salle de bain, dans son lit, au volant… On a beau essayer de penser à autre chose, on ne peut pas. Ce qui illustre bien ce sentiment, c’est la scène dans Twilight au cours de laquelle Bella est assise à sa fenêtre et regarde les saisons passer après sa rupture avec Edward. Le temps défile, les gens autour de nous s’inquiètent… mais nous restons murés dans le silence capitonné du chagrin.

Il ne m’a pas laissée tomber. Au contraire. Il continuait de me parler. Il disait ne pas vouloir perdre notre amitié, notre complicité. Il aimait parler avec moi. Ce qu’il voulait, c’était qu’on reste amis. Oui, je sais ce que tu vas dire : il ne faut surtout pas accepter ce genre de proposition quand on aime quelqu’un. Je suis tout à fait d’accord avec toi. J’ai souvent déconseillé à des copines de se contenter d’une relation amicale avec un garçon dont elles étaient amoureuses. Et encore, je ne sais même pas si ces filles étaient vraiment amoureuses. Moi, je l’étais, quand il m’a demandé de rester amis. Je le suis encore. Mon cerveau a fonctionné d’un coup en accéléré. Je me suis rendue compte que jamais je ne supporterais de ne plus avoir de ses nouvelles. Si je ne pouvais pas l’avoir comme amoureux, alors je l’aurais comme ami. C’était ma seule issue.

Au début, ça n’a pas été facile. Je me sentais gênée, pas naturelle… Et recevoir des messages adorables me rappelaient à chaque instant que je l’aimais plus que tout. Et puis j’ai pris une décision, qui impacte encore ma vie d’aujourd’hui. Rien ne m’empêchait de continuer à l’aimer. J’étais heureuse en l’aimant. Je garderais pour moi mes sentiments, mais je l’aimerais toujours. Je le lui ai dit. Je me souviens, j’étais en voiture, sur un rond-point, même, au moment où je lui ai fait cette déclaration. Il était un peu gêné. Il m’a répondu : « Je ne veux pas que tu te fasses du mal. » Il pensait à mon bien, comme toujours. Je lui ai assuré que pour mon bien, je devais continuer à l’aimer. Il a accepté, en rappelant que de son côté il n’y aurait toujours que de l’amitié.

Depuis un an que dure cette histoire, j’ai souvent regretté cette décision. Mais à chaque fois que je la regrette, je réalise qu’il aurait été beaucoup plus douloureux de le perdre à tout jamais.

Dans :
Par monamourvoyageur
Le 15 août 2015
A 13 h 08 min
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