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Seule sans l’être vraiment

« Quand quelqu’un semble unique et irremplaçable à nos yeux, il le restera… » Lundi 8 Septembre 2014

Quand la voiture a disparu au bout de la rue, il a fallu que je tourne les talons, que je remonte dans ma chambre. Me retrouver toute seule. Avec ces cascades de larmes qui dégringolaient de mes yeux et coulaient le long de mes joues. Le souffle saccadé. Le coeur à nouveau en morceaux. Le bonheur accumulé au cours des deux semaines que nous venions de passer s’effaçait brusquement pour laisser la place à un chagrin immense. Mes parents n’ont pas osé venir me voir. Ils savaient bien que ça n’aurait servi à rien.

Est-ce de l’égoïsme de souffrir autant en voyant l’être aimé repartir chez lui ? Ne pensais-je qu’à moi en pleurant son départ ? Il fallait bien qu’il rentre chez lui, qu’il retrouve sa famille… Je l’avais eu pour moi seule pendant deux semaines. Pendant cette période, sa famille avait eu à affronter la douleur de perdre leur petit chien. Il n’était pas là quand son petit chien était parti. Je m’en voulais, je me sentais fautive. Si ça avait été mon chien, j’aurais été inconsolable. Il m’a assurée que sa présence n’aurait rien changé au destin. C’était l’heure pour son petit chien de s’en aller, rien n’aurait pu le retenir. J’étais malheureuse quand même. Toute seule dans ma chambre, alors que chaque seconde l’éloignait davantage de moi, je ressassais des idées noires, perdue dans un océan de chagrin.

Il ne m’a pas abandonnée. J’ai reçu un SMS quelques minutes après son départ, un message tout simple mais qu’il voulait réconfortant : « Quel bonheur ces deux semaines… » Il voulait que je sois forte, même s’il était conscient que je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer en un claquement de doigts. Alors il me parlait. Il m’envoyait des messages. Des messages très doux, gentils… Le genre à faire battre mon coeur encore plus fort. Il m’a dit : « Tu es à moi… », m’a comblée de mots doux, de surnoms affectueux…

Malgré toutes ces attentions, je pleurais. J’étais malheureuse. A l’heure de me coucher, j’avais déjà les yeux rouges et gonflés, comme lorsqu’on se réveille après une nuit à pleurer. Il continuait de me parler, de m’envoyer des messages. Le lendemain, j’étais toujours aussi triste. Je me réveillais toute seule, sachant que personne ne m’attendait dans la chambre d’amis, que personne ne déjeunerait en face de moi…

Patiemment, par ses SMS, il faisait tout pour m’aider à remonter la pente, à me sentir mieux, à oublier mon chagrin.

« Je te lâcherais pas chérie »

« Ma princesse… »

« Jtaime aussi :-*** »

« Ton coeur et ta tête se souviennent de moi. Et sont plus marqués… »

« Tu as autour du cou… au doigt et dans ton porte-monnaie des choses qui font bouclier… Mais tu as aussi des gens qui seront là pour toi et un en particulier… »

« Cette bague, c’est nous. C’est la différence entre toi et les autres femmes. Et elle te va magnifiquement bien. »

« Tu es un cadeau »

« On était intouchables pendant deux semaines. Je ne pensais à rien. Tout allait bien. »

Ce sont autant de messages que j’ai reçu le 8 septembre, le lendemain de son départ. Chacun me comblait de bonheur, même s’ils me valaient tous une nouvelle crise de larmes. L’émotion ? La joie ? La certitude que, oui, finalement, lui aussi m’aimait ? Encore aujourd’hui, quand il m’envoie des SMS après être parti, je ressens ce curieux mélange de bonheur, d’amour et de chagrin. Je ne le remercierai jamais assez pour tous les efforts qu’il fait pour me permettre d’aller mieux.

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Par monamourvoyageur
Le 16 août 2015
A 11 h 17 min
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